Binkù La Nerveuse est une jeune femme engagée, qui observe au quotidien notre société, comme une sorte de diagnostic du pays sur tous les plans, afin d’y apporter des observations, des critiques, et proposer des solutions pour un Cameroun nouveau.

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LES CHRONIQUES DE BINKU

Le rôle d’une mère dans l’education sexuelle de ses enfants: cas de ma mère

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You can't depend on your eyes when your imagination is out of focus.

Le rôle d’une mère dans l’education sexuelle de ses enfants: cas de ma mère

En Afrique, le sexe a toujours été dans la plupart des familles, un sujet tabou. Les parents ont toujours préféré confier ce volet aux enseignants, question d’éviter l’embarras que causerait l’ambiance du moment.

Dieu merci, ma mère fait partie de ces rares parents des années 90 qui osaient parler sexualité à leur fille. La relation avec elle a toujours été d’une complicité depuis mon bas âge.

À mesure que je grandissais, que mes yeux s’ouvraient et mes capacités cognitives s’élargissaient, je ressentais une gène de parler de ce genre de sujet avec elle, et réciproquement à travers sa mimique, je percevais en elle un encombrement qu’elle essayait de masquer. Ma mère savait au fond d’elle qu’à 15ans elle ne pouvait plus employer les mêmes mots qu’elle employait à 3,6,10,12 ans, à cause de l’âge, la classe, la distance, et les transformations physiques que mon corps subissait progressivement. Jusqu’au jour d’aujourd’hui, nous parlons de temps en temps de sexualité, mais non plus comme femme et fillette, mais tout simplement comme deux femmes avisées, et dans un langage respectueux. Puisque ma mère n’est pas ma meilleure amie, il y’a des termes que je me garde toujours de sortir à ses oreilles. Mais au final, chacune comprend toujours le fond de la pensée de l’autre.

Ma mère a toujours choisi les mots avec soin, et ces mots évoluaient avec mon âge.

Par exemple: entre 3-12ans, elle appelait le vagin le “kiki”, et le pénis était le ” kikou”. Bien qu’à 12ans j’étais en classe de 5e et qu’en 6e on décrivait déjà l’appareil génital féminin, lorsque ma mère m’expliquait mes leçons de sciences, elle lisait vagin, mais elle prononçait kiki. Elle m’avait dit un soir ” ton maitre dit vagin, mais nous deux on va appeler ça kiki. Donc à la maison c’est kiki, mais sur la feuille de composition c’est ??” je répondis en riant “vagiiinn” et ça me faisait bien marrer. Je me rappelle que j’aimais mieux suivre les explications de ce cours de la bouche de ma mère que de mon maître.

Grâce à ce dialogue perpétuel depuis toute petite avec ma mère, j’ai pu éviter beaucoup de pièges dans lesquels beaucoup d’enfants tombent aujourd’hui, faute de communication avec leurs parents.

inceste, pédophilie et autres abus… M’ont frôlée des fois. Mais l’œil et la parole de mama étaient mon bouclier.

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