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Cabral LIBI’I, Un personnage ambigu

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Cabral Libii

Cabral LIBI’I, Un personnage ambigu

Aujourd’hui, je me suis intéressée aux causes qui ont provoqué le mouvement d’humeur observé depuis quelques heures sur le mur de Cabral Libi’i, l’un des candidats à la présidentielle 2018.

 

QUAND TON PASSÉ TE SUIT…
Depuis le lancement du mouvement 11 millions d’inscrits, il se raconte tout un tas de choses sur Cabral Libi’i. Des témoignages pas très reluisants à son égard défilent sur la toile, des clashes sur des plateaux télé… Qui ne se rappelle pas le duel entre Cabral et Moussa Njoya à l’Arène de Canal 2?

Il se raconte que Cabral aurait longtemps trahi la confiance de ses camarades d’université, en se faisant indic de Fame Ndongo et Tabi Manga auprès de l’association des étudiants ADDEC…
Et comme récompense, il aurait été nommé adjoint au chef de la chaîne Radio Campus Soa, une radio qui fait la propagande du régime Biya dans le milieu universitaire…

Je suis de ceux qui pensent que les “a prioris” ferment l’esprit des “aprioristes”. Qu’il faut vivre dans le présent et savoir donner une chance à ceux qui veulent changer et avancer.

Cependant, ma mère aime me dire que: “les vieilles habitudes sont comme les poils : tu rases ça pousse”. En d’autres termes, l’habitude est une seconde nature. Dailleurs, la suite semble le confirmer.

 

CHEF BANDIT OU HÉROS ?
Henri-Frédéric Amiel a dit : “L’inconstance n’est que le désordre moral, comme la mollesse est l’impuissance morale”. Quand on fait un brainstorming des différentes sorties de Cabral jusqu’ici, on a impression d’avoir affaire à un personnage ambiguë. Et dans la plupart des œuvres cinématographiques, le personnage le plus ambiguë représente ce qu’on appelle communément”le chef bandit”. Le héro par contre, est celui à travers lequel le spectateur s’identifie aisément par sa propension à vouloir faire régner la vérité….

Par exemple, dans la série El Diablo, le héro est Angel Salvador, et le chef bandit est Martin Acero. Dans la série Rédemption, le héro est Rosie, et le chef bandit est Véronica.

Le chef bandit est généralement celui qui fait vivre la production à travers les remous que créent son inconstance et son imprévisibilité.

Si l’élection présidentielle 2018 est une série, on serait tenté (à raison) d’attribuer à Cabral le rôle de chef bandit. Je m’explique :

👉 En juillet 2018, Cabral lance un appel à la candidature unique de l’opposition, et prétend être ouvert à toute coalition pour le bien du peuple.
Et le 30 Septembre au micro de radio Balafon, il déclare n’être favorable qu’à une coalition 8 et surtout pas à 2,3…

Il le dit sachant que Ndam Njoya brillait par son absence et que Garga Hamann insultait tout le monde. Donc, la coalition à 8 était une utopie.

👉 Le 11 octobre 2018 il a déclaré être le gagnant sur la base des PV
Le 18 octobre il affirme sur STV que la victoire revient à UN candidat de l’opposition

👉Le 13 octobre Il demande au peuple de se tenir debout pour défendre la victoire volée,
Le 3 novembre Il lance un appel à se tourner vers les législatives et municipales.

👉Le 14 novembre il dit que nous irons de victoire en victoire
Le 24 novembre, il dit que Paul Biya a gagné

👉Le 5 novembre il dit que le recomptage des voix suggéré par KAMTO est digne d’intérêt
Le 27 novembre depuis les USA, il nous renvoie massivement aux urnes, comme si le nombre d’électeurs pourrait empêcher ELECAM de statuer en faveur du RDPC

À travers ses girouettes et pirouettes vertigineuses, on a envie de demander à ceux qui restent accrocher quel est leur secret?
“Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir”

 

IL A TOUT DE MÊME MARQUÉ LES ESPRITS
Son âge et son zèle sont ses atouts majeurs, et il faut le dire, il a inspiré beaucoup de jeunes.
Seulement pour ces deux critères, il a mis la barre haute.

Ce pendant, sachant que les jeunes représentent 70% de la population, et donc que le choix du dirigeant repose en majorité entre leurs mains, le malin n’aurait-il pas eu l’ingenueuse idée d’infiltrer le peuple, en lui façonnant un héro à son image ?

En 1992, le peuple s’est identifié à un homme ( John Fru Ndji) et a fait de lui un héro aux allures messianiques…

Plus tard, il s’est avéré qu’il était un infiltré, le peuple a ouvert les yeux et l’a vomi (les résultats de cette saison parlent d’eux même)…

Et si l’histoire se répétait sous d’autres couleurs ?
Et si Cabral était ce nouveau pion du régime chargé de distraire le peuple des véritables enjeux qui lui incombent?

Binkù la Nerveuse (Si c’est le cas, alors à l’allure où vont les choses, on dira que le peuple a appris de ses erreurs et qu’il n’est plus manipulable comme jadis il y’a 26 ans).

2 Commentaires

  • Claire

    Répondre 29/11/2018 6 h 28 min

    Belle analyse. La jeunesse n’est pas dupe. Notre problème ne vient pas de l’âge du dirigeant mais de sa capacité à diriger. Nous voulons un leader qui est proche de nos problèmes.

  • Willy TNana

    Répondre 29/11/2018 5 h 23 min

    I enjoy reading you. You are spot on. I am glad that more and more people are starting to open their eyes. Mon 6e sens m’a toujours bien guide et je n’ai jamais ete impressione par Cabral. J’ai toujours su qu’il jouait un double jeux.

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